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 La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]

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MessageSujet: La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]   Dim 14 Mai - 16:45


Y. Taylor Barnett.

NOM & PRÉNOM ; Yann Taylor Barnett.
SURNOM ; Aucun, il n'a pas oublié son identité.
ÂGE ; 22 ans.
SEXE ; Homme.
OCCUPATION ; On le trouve en train d'errer allègrement dans les couloirs de l'hôtel, un appareil photo à la main.

TAILLE ; Il se contente de dire qu'il mesure un mètre quatre-vingt alors qu'en réalité il en fait un bon quatre-vint six.
CORPULENCE ; Personne n'a encore trouvé ses pectoraux, ses biceps et tous les autres muscles qui feraient de lui un gars bon à marier. C'est une asperge.
CHEVEUX ; D'un blond si terne qu'ils prennent parfois la couleur des cendres.
YEUX ; Tout ce que l'on sait c'est qu'ils sont clairs, peut-être bleus, peut-êtres verts. Sûrement gris.
DIVERS ; Il est reconnaissable par ses cernes, qui finalement ressemblent à du maquillage permanent plus qu’autre chose.



■ caractère & anecdotes
On ne saura jamais par quel miracle cela s’est produit. Sûrement une question de naissance, car contrairement à certains, Taylor n’était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Il aurait pu jouer de son charme pour s’attirer les faveurs de demoiselles en détresse, en manque, leur faire un petit tour de magie et puis repartir comme si de rien n’était mais il avait choisi tout le contraire. Il avait choisi le néant. L’isolement.

Un monde totalement parallèle.

Un corps translucide qui déambulait dans les rues, des yeux cernés et meurtris par la lumière du jour et une peau si pâle qu’elle en devenait brûlée par le moindre contact d’un rayon de soleil. Il s’était enfermé dans cette chambre. La chambre claire. Cette pièce sinistre où des morceaux de papiers volaient sur des lignes de corde et s’empourpraient lorsque la lumière s’allumait. Une lumière couleur sang, couleur maudite. Couleur de l’espoir.

Il avait cette posture un peu incommodante, à la fois nonchalante et frigide, dure, comme une statue de marbre mal taillée. Il avait aussi cette poignée de main qu’on lui reprochait souvent trop inconfortable : une force certaine dans une main si frêle qu’elle semblait à celle d’un cadavre.  Cela ne lui faisait ni chaud ni froid, ni de peine ni de mal. Aucune once de bonheur sur ses lèvres, aucune trace de tristesse dans ses yeux. Simplement de l’indifférence face au monde. Une indifférence déroutante qui le menait parfois à agir sans aucune logique, sur le coup de l’intellect, sous le joug de sa noirceur. Inconscient et terne qu’il était.  

Taylor était un aimant dans le sens contraire, il rejetait plus qu’il n’attirait car en son for intérieur il possédait cette atmosphère malsaine et doucereuse, cette manière de flirter et de titiller juste pour un soir, juste pour une minute. A en faire croire le plus horrible. Il semblait sortir d’un film d’horreur, un peu comme ce type à la hache cachée dans le dos, prêt à bondir, prêt à trancher avec ce sourire sanglant et intimidant aux lèvres.

Avec Taylor, tout était prévu. Même l’imprévu.



+ inconscient + terne + intellectuel + marginal + modeste + pécheur (péchés et pas le poisson) + pas très drôle + sans honte + froid + passif + introverti + flirteur + incohérent + dans la lune + isolé + loyal + aime lire + aime pas les fêtes + préfère les films d’horreur + aime voyager + aime avoir des dates très courts + aime le café noir + méticuleux + poignée froide + posture droite et frigide + famille plutôt pauvre de base.  

Avant. C’était lointain avant et pourtant ça ne représentait rien. Avant c’était un signe du temps et pour Taylor, rien n’avait jamais réellement existé. Du moins c’est ce qu’il avait toujours cru. En permanence, il tombait dans ce trou infini et noir telle Alice, dans ses songes, dans ses pensées. En permanence il se réveillait tremblant de tous ses membres, la goutte de sueur collée au visage.

— Yann. C’est ton heure.

Toujours son heure. Pas celle qui était venue la chercher mais l’heure maudite de gagner sa vie. De vivre comme tout le monde. Machinalement, il posait son chapeau blanc aux lettres d’or sur sa tête et commençait un travail acharné et mécanique qui ne lui procurait sans aucun doute qu’une satisfaction minimale. Des moutons abrutis qui ne faisaient que passer des articles sur un tapis, des pauvres âmes égarées à qui l’on laissait encore une chance avant de les remplacer définitivement par des machines.  Ils vivaient dans des sonneries assourdissantes, un brouhaha démesuré à tel point que la vie de chacun des employés se retrouvait réduite à ce poste minable derrière la caisse, à tel point qu’il ne savait plus qui il était.

— Dix dollars quarante s’il vous plait.

Et comme à chaque fois, la vieille dame au cabas pâle lui tendait la monnaie sans même un sourire, et le fuyait sans même un au revoir. Non, cela ne lui faisait plus de peine depuis bien longtemps, depuis deux ans à vrai dire. Depuis qu’il avait perdu celle qui comblait ses jours. Sa muse en quelque sorte. Théa. Elle était douce et surtout elle était comme lui car il faut dire qu’ils n’étaient pas jumeaux pour rien. Son art, c’était elle. Sa raison de vivre. La raison pour laquelle lorsqu’il sortait de son boulot minable on le voyait brandir son appareil telle une arme visant l’objet. Visant l’homme.

Pour ne les rendre qu’objet de leur propre existence.

Taylor avait toujours trouvé dans la photographie une forme de paradoxe, une sensation d’intox et d’information à la fois. Si l’on en jugeait un simple cliché, qu’il ait un but informatif, artistique ou qu’importe, le seul lien entre tous était celle que l’on méprisait tous : la Mort. Elle, qui apparaissait le visage souriant sur les images figées, lui murmurant doucement à l’oreille une mélodie comme « Vous n’êtes pas éternels ». Oui, elle. Celle qu’il appelait désormais connasse, ou même catin.

D’ailleurs, il la voyait mais il était bien le seul. Le seul à l’examiner en lui faisait des doigts. Certes, elle n’était point matérielle, comme tout ce que l’homme était, mais bien plus virtuelle. Subtile, enfouie dans les moindres recoins. Un incompris chez les Barnett. Taylor avait beau l’expliquer, on le prenait toujours pour un fou alors que sa théorie quant à elle était bien réelle. Bien plus réelle que le cliché, qui un jour pourtant avait été réel. Comme celui de Théa.

Elle trônait sur son étagère en guise de trophée, dans un cadre luisant et un peu démodé. Théa Barnett dite la déesse s’était installée en ce jour sur son lit, elle avait ri et alors il avait capturé ce moment. Et c’est à ce moment, celui pendant lequel il regardait inlassablement la photographie qu’il découvrait la Mort. Morte par amour. Morte pour un gars qui n’en valait pas la peine. Il se souvient encore du déclic du doigt sur l’appareil, il se souvient du regard un peu surpris de sa soeur et de la vivacité du moment qui n’était qu’une grossière mise en scène. Aujourd’hui ? Aujourd’hui ils avaient tous remplacé « C’est Théa » par « C’était Théa ».

Immortalisée dans la Mort.
Il trouvait ça ironique.
A en cracher du sang.

A croire que les gens pouvaient décider du sort des autres avec de simples mots. Oui. En fait ils le pouvaient.
Dans les faits, ce n’était pas quelque chose de criminel, mais plutôt de banal aux yeux du commun des mortels : parler au temps voulu. Mais la vie ne devait pas être décrite par des mots mais par des images, car ce qui faisait la vie c’était la Mort et non pas le Temps en lui-même. Ce qui était passé n’était pas mort et ce qui était présent n’était pas forcément vivant. Alors quoi, on se contentait de dire que la grammaire le voulait ainsi ? Il en perdait la tête. Les conventions, c’était vraiment de la merde.

De la grosse bonne merde brune.

Il avait dû se rendre en costard et noeud papillon à cette funeste cérémonie où sa mère pleurait du sang et où son père avait du s’asseoir sous le coup de l’émotion. Taylor lui, n’en avait rien perdu. Ça l’avait emmerdé, comme tout le monde, mais il avait tout photographié pour prouvé qu’il avait raison. Théa existait toujours, mais dans les bras d’une autre, plus sinistre et plus ferme. Il y avait son corps là, inerte et bien habillée, comme si cela avait été sa dernière volonté. Il avait rigolé en la voyant, un rictus qui signifiait « Ah tu vois, ils te prennent pour une fille bien sage alors qu’on connaît tous la vérité ». Ça le désolait. Il aurait voulu être là à temps, plus tôt, la comprendre. Cacher ce sourire mensonger qui régnait sur ses lèvres depuis toujours.

Taylor n’avait jamais connu l’amour, du moins pas celui avec un grand A. Il était trop détaché, trop franc aussi. Les filles ne l’aimaient pas, et il n’étais pas charismatique pour un sou, tout le contraire de sa soeur. Elle était délicate et fraîche, elle dégageait une aura si pure que même le pire mec en devenait le meilleur. Sauf son prétendu petit copain.

Oui.
Ce soir-là son téléphone avait sonné mais il n’avait pas répondu.
Trop occupé dans la chambre noire.
La chambre fatidique de la Mort.
Il n’avait pas répondu.
Et pour seul message il avait reçu ces quelques mots.

« Je suis désolée ».

Et il l’était encore plus lorsqu’il du appeler les secours, les yeux rivés sur le corps flottant de sa soeur dans la rivière gelée.


■ QUE FAISIEZ-VOUS AVANT DE POSER LE PIED À L'HÔTEL ;


Il bossait dans un centre commercial, dans le magasin principal du type épicerie et était le petit caissier mécanique, qui avait au début le sourire et l’envie d’être un bon gars puis qui avait fini par abandonner cette idée merdique. Il a quitté sa ville en même temps que sa soeur l'a quitté et puis un soir de pleine lune alors qu'il flânait sans but il découvrit cet endroit spécial et il y pénétra sans jamais en ressortir.



■ CROYEZ-VOUS AUX RUMEURS QUI DISENT CE LIEU MAUDIT, HANTÉ ;

Ce n’est pas une question de croyance. Taylor, il mémorise, il préfère connaître la vie plutôt que de la penser. Il cherche des preuves à tout, il veut montrer les choses telles qu’elles sont et qui sait peut-être ici les trouvera-t-il. En fait il veut qu’on le croit. Il veut être comme tous les autres. Un beau rêve éveillé. Une photo d’une âme esseulée. Une image qui disparaît. Il verra sûrement des choses, il les entendra et si par malheur elles n’apparaissent pas sur ses diapositives alors il se contentera de dire qu’il est fou.
Fou à lier.
Fou à marcher sans un bruit dans la nuit noire à la recherche de l’irréel. Fou. Mais quoi qu’il en soit, si ce lieu était réellement maudit comme il le prétend être, il pourrait peut-être retrouvé la flamme de la vie et rallumer la lumière qu’il avait jusqu’à maintenant éteinte pour se protéger des autres.
Pour se protéger de la Mort.




Et sinon, ça va ?
PSEUDO ; Tinder (appelez-moi Matty).
ÂGE ; 18 ans.
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ; Ok, alors c'est véritablement l'histoire de la journée. J'avais ma guitare à la main pendant que des notes sortaient, on entendait presque l'intro de "Hotel California" vu que c'est ce que je voulais jouer. Par la même occasion, une jeune demoiselle me demandait de rp avec, je me suis donc dis "imagine un forum avec le contexte de Hotel California", donc j'ai commencé ma petite histoire un peu folle et là je tombe sur vous. Mais vraiment les bras m'en sont tombés. J'étais vraiment en train d'hurler chez moi "COINCIDENCE WAAA". Bref, un fou. J'espère donc que vous comprendrez mon amour.
REMARQUE(S) ; Je pense que vous pouvez me prendre pour quelqu'un d'anormalement anormal. (Question du jour, est-ce que cela revient a être normal ? Vous avez 4h).
UN DERNIER MOT ; "We didn't have this spirit here since nineteen sixty-nine".
TON AVATAR ; Nathan Prescott + Life is Strange.
BALANCE LE CODE ;


Dernière édition par Y. Taylor Barnett le Lun 15 Mai - 11:26, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]   Dim 14 Mai - 17:08

BIENVENUE TOI ((encore))
yann c'est une victime, il est tout doux et en même temps il a ce petit quelque chose de malsain qui titille la curiosité et qui me plaît vachement bien. fire
moi j'dis, c'beau, c'frais, c'est nathan, c'est super bien écrit, AND STILL THOSE VOICES ARE CALLING FROM FAR AWAYYYYY
bref, jtm déjà kiss
amuse toi bien !!! yey
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MEMO : Dans le noir, deux phares éclairés d’une soif de sang.. Dans le noir, dans le vrombissement des machines encore éveillées…
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MessageSujet: Re: La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]   Dim 14 Mai - 19:18

Bonne chance pour qu'on te prenne pour anormal ici wow
Bienvenu à toi sinon kiss
Il va tous nous prendre en photooo fire photo de classe d'aphaaasiiie fire
(et oui en vrai on appelle les nouveaux membres avec nos pouvoirs chamaniques Moon et moi mais ça reste entre nous chut)
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MessageSujet: Re: La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]   Lun 15 Mai - 11:27

Salut et merci aigle wow

Besque > Oui, c'est une grosse victime putain, fallait pas le dire :( MAIS SI ÇA TE PLAIT C OK ON CHANTERA HOTEL CALIFORNIA ENSEMBLE.

Lièvre de Mars > mdr la photo où y'aura 2 personnes sur 10 d'apparent sur la photo "non on a dit qu'on se mettait en forme tangible les enfants allez on recommence". Ptn je le savais bande de fourbes quoi.

Et euh, ouais je crois j'ai fini mais je pense y'a pas assez du coup je le dis maintenant comme ça j'anticipe l'écriture que je vais devoir faire dans les jours à venir kiss kiss. yey
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MessageSujet: Re: La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]   Lun 15 Mai - 19:23

validation
────────────────────────────────────────────────────────────────── bon séjour
Citation :
pécheur (péchés et pas le poisson)
Je me suis sentie visée aigle wow
Ton histoire m'a rappelé un long cours que j'ai eu sur la photo j’espère que ça t’intéresse wow
Sinon quand tu m'as dis que tu prenais du temps... M E N S O N G E S.
Et pour moi j'estime qu'il y a de quoi faire - si tu veux en rajouter plus tu pourras toujours m'envoyer un mp et je ré-ouvrirais pour tes belles joues wow

Et Il a oublié Théa. Non, il sait qu'elle existe... mais qui est-elle pour lui ? Une inconnue, une amie ? Un rêve venu s'accrocher à sa mémoire pour ne laisser qu'un simple prénom ?

(j'ai pas trouvé de gif cool) (alors tu auras celui là pour rester dans le thème)


Après avoir déposé vos bagages voici ce que vous pourrez faire :
- vous faire prendre en photo
- prendre une chambre
- visiter les chambres voisines
- demander le numéro d'un ami
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La Chambre Claire ¬ Taylor. [ENDED]

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