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 don't be so hard on yourself ◼ Jerry

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humain
MEMO : ❝ La Remington c'est une machine à écrire et son nom c'est Bertille, c'est important. Le nounours c'est Worthington et ça aussi c'est important... Où sont mes lunettes ?... ❞
MESSAGES : 4



MessageSujet: don't be so hard on yourself ◼ Jerry   Ven 23 Juin - 16:17



Jerry Templeton


36 ans ◾ homme ◾ écrivain
balafré, myope comme une taupe


◼ TAILLE environ 1m80, s'il se tient droit, ce qui n'arrive pas souvent.
◼ CORPULENCE mince mais pas rachitique, average.
◼ CHEVEUX mi-longs, en chignon, en bataille, noirs.
◼ YEUX gris-bleu-vert, il ne sait pas, clairs mais pas trop.
◼ DIVERS balafré et myope comme un taupe, ridicules lunettes à monture en fer.

Old Storyteller
Jerry avait des rêves.
Mais ils sont morts ces rêves, il aurait pu devenir amer. Il est juste devenu un peu cynique. Il aime bien les gens pourtant, s'il ne s'en tient pas trop près. Il aime les gens, mais en silence, sur papier, dans tout le silence de leur posture.
Jerry est balafré, il ressemble à un ours hirsute parfois.
Mais il est doux comme un agneau, avec ses airs de Conan Doyle avec sa pipe en merisier et ses lunettes rondes.
Il ne porte pas de draps à carreaux, mais il porte le noir et il le porte bien. Il à toujours l'air rêveur, aimable.
Il n'a jamais l'air antipathique c'est tout son problème.
Il est gentil Jerry, il crie pas, parfois il ironise, mais il s'excuse platement, il aime bien écouter vos histoires aussi.
Les peurs, les doutes, c'est ce qui rend humain.
C'est ce qui donne toute sa profondeur à un personnage.
cherche souvent ses lunettes alors qu'il les a sur le nez ◼ aime fumer, à la pipe ou au cigarillo dépend de ce qu'il trouve ◼ aime boire, pas parce que c'est bon mais qu'il aime noyer ses problèmes ◼ n'a jamais su se coiffer correctement ◼ promène ses carnets partout avec lui, oublie toujours le stylo ◼ dors habillé, sans raison valable ◼ a emmené un ours en peluche dans ses valises ◼ aime sa machine à écrire et se fiche bien des ordinateurs ◼ adore ne rien faire, regarder la nature ou fixer un mur en y tissant des histoires ◼ monologue des histoires seul dans son coin ◼ aime les étoiles et la nuit, on écrit mieux la nuit ◼ adore l'odeur des freesia ◼ sait jouer une seule mélodie au piano ◼ sa machine à écrire s'appelle Bertille ◼ le nounours c'est Worthington ◼ aime donner des prénoms à ses objets fétiches ◼ aime le sucré, d'amour fou.





I’ve been hearing
symphonies Before,
all I heard was silence

Je crois que j’ai besoin de vacances.

Un café bruyant, Soho, des bruits de tasses qui s’entrechoquent, l’odeur du café moulu, des pâtisseries croquante et chaudes, l’odeur de cigarette brassée par les courants d’air, du cuir usé mais vaillamment entretenu. Deux hommes en vis-à-vis sur une petite table ronde, dans un coin entre la terrasse et le café lui-même, en noir, serviette en cuir et besace défoncée. Sous ses yeux une tasse de café, noir et brûlant, une cuillère abandonnée sur le côté, les morceaux de sucres jetés à son éditeur.

Tu m’écoutes Jerry ? Je disais que ton dernier manuscrit…


Non je n’écoute pas, je n’ai plus envie.
Cela doit bien faire treize fois que je le recommence ce bouquin, j’ai des envies de meurtres. Moi je t’écoutais des heures, mais moi je n’ai jamais pu en placer une en quinze ans.
Parce que ça fait quinze ans que je ponds vos livres.
Ce ne sont plus les miens, ce sont les vôtres, je suis une espèce de mère porteuse, ça me donne envie de vomir tu sais. J’ai envie d’écrire des ailleurs, passés les meurtres sordides et les corps glacés, j’en ai vu assez.


Une chambre vide, une peluche sur le lit, quelque chose de blanc et cylindrique abandonné dans une salle de bain adjacente, des draps froissés, à peine défaits. Un ours en peluche, un ruban couleur myosotis sur le cou, un joli nœud rond et élégant, une fourrure bouclée couleur chocolat, deux grands yeux brillants en bakélite noire. Sur une table de nuit Ikea blanche une photo d’un couple, heureux, souriants, sur fond de campagne ensoleillée, fumée et feu de bois visible sur les arbres transpercés par le soleil.
Dans la salle de bain, sur la faïence blanche du lavabo craquelé, un tube blanc.
Sur le côté deux petits traits bleus.
Positif.

Je suis fatigué, de porter des cartons, de faire des allers-retours sur le gravier gris, d’arroser les mêmes fleurs qui mourront indéniablement. C'est répétitif, je me suis encore surpris à surveiller la porte, comme si elle allait rentrer.
J'aurais dû entrer dans cette morgue, Robert voulait me protéger, mais...
Il a sûrement eu tort.


Jerry, ton manuscrit a été refusé.

Étonnant.


J’ai du sarcasme à la place du sang en ce moment, je l’aime bien Robert, mais parfois il est lent à comprendre – mais je sais bien qu’il y pense, il ne peut que le voir.
Enfin j’espère.


Une vieille Ford Anglia qui tremble sur les bosses d’un vieux chemin de campagne. Il fait beau, le soleil de lève, horizontal, éclairant par rais luminescent la campagne britannique. Une légère brume reflète la lumière, on croirait la verdure parée de diamants, l'air est frais et pimpant.
Il y avait un chêne au bout du chemin, sûrement centenaire.
Maintenant il y avait un capot incrusté dans l’écorce et de grosses traces de peinture vert bouteille sur l'arbre blessé.

Je peux comprendre que le soleil ai pu t'éblouir Jerry, ça arrive.

Ce n’est pas le cas.

Arrête ton cinéma ! Tu ne vas pas me faire croire que tu as foncé tout droit dans ce chêne !

Quelle version tu veux alors ?


Il m’énerve, je suis fatigué.
Maintenant en plus d’être triste je suis laid.
Je suis un pauvre clown.
Heureusement je n’ai pas perdu mes yeux, ni mes mains au moins tout ça fonctionne encore, la mécanique humaine roule encore comme un petit roulement bien huilé. C’est triste, j’ai juste réussi à faire du mal à un arbre, il est bien plus mal en point que moi.
Je devrais lui faire des excuses, il n’avait rien demandé cet arbre.


Papier blanc, machine silencieuse, les doigts tremblants. Un whisky sur un coin du bureau, enfumé par une pipe nauséabonde, fenêtres ouvertes sur la nuit. Un chien au loin qui aboie, un bébé en face qui fait ses dents – avec force de décibels. Jerry arrache la feuille, la chiffonne, la jette par la fenêtre, il se prend la tête dans ses mains. Il a envie de pleurer et d’oublier, mais il ne peut pas.
Il boit le reste de son verre, la bouteille vide roule sur le bureau.

J’ai gardé Worthington.
Pas pu le jeter, c’est comme Bertille, le a et le i son presque cassés, mais j’aime écrire avec, je ne vais pas la jeter. Je dors avec cette peluche, c’est idiot mais j’aime bien ce nounours je vais le garder, il me rappelle Amélia.


Jerry, ça fait quatre ans que tu as rien publié.

Je sais.

Il faut faire quelque chose.

C’est ce que j’ai fait.

Tu sais bien de quoi je parle.

J’ai besoin de vacances.

Pour une fois, je suis d’accord Jerry, tu as besoin de vacances, j’ai l’impression de parler à un mort.


Il n’est pas si loin de la vérité.
Il le réalise justement, il se ferme comme une huître.
Je devrais avoir pitié de lui parfois.


Un tasse de thé, une assiette de scones. Amélia, ses grands yeux bleus, ses cheveux couleur or, son grand sourire aux petites dents de porcelaine. Lui la pipe entre les dents, maugréant sur tout les tons, la machine clapotant de fatigue. L'odeur de pâtisserie, son grand sourire, Worthington assis sur le canapé en toile de Jouy. Puis un grand éclat de rire, suivi d'un autre, des bruits de pas, d'autres rires.
Puis sur la table, une tasse de thé qui refroidi.

Je rumine.
On dirait une vache du Sussex, c'est affligeant.


Une vieille valise en cuir, grande, rectangle, usée, coins en étain noirci par les années. Une peluche sur ses genoux. Place passager, Robert n’aurait pas laissé Jerry conduire, il a fait garder la vieille Ford mais a confisqué les clés de son ami. Il dira bien ce qu’il veut, c’est son ami, ça fait quinze ans qu’il travaille avec lui – il connaissait bien Amélia, il savait tout ça.

C’est joli, il est tout neuf.

Rénové.

Jerry…

Pardon.

Fait un effort, c’est aux frais de la maison, prends ton temps… Pour une fois, je vais te faire confiance, écrit ce que tu veux, mais écris quelque chose, un livre à publier.

Je ferais de mon mieux.

Ne t’enfuis pas.

J’essaierais.


Bien sûr que j’essaierais.
M’enfuir par contre, en ai-je seulement le courage ?
Après tout je n’ai pas été fichu de m’emplafonner proprement dans un chêne centenaire.

◼ QUE FAISIEZ-VOUS AVANT DE POSER LE PIED À L'HÔTEL Auteur, écrivain, romans policiers en perte de vitesse, héro déchu des étagères. Jerry perdait un peu le fil de sa vie, sa muse semblait envolée au-delà de toute perception. Il se souvenait encore de sa célébrité, des prix décernés et de l'admiration. Mais depuis un certain temps il était enfermé dans une cage, sa propre tête, mortifié par l'ampleur prise par ses écrits, emprisonné par sa maison d'édition, en pleine rupture sentimentale, puis en deuil dévorant. Il voulait juste écrire autre chose, vivre autre chose que cette routine crasse qui l'avait enfermé dans un alcoolisme qu'il préférait ignorer. Alors il avait grillé une cigarette et un plomb dans sa cervelle, son éditeur surpris et voir sa poule aux œufs d'or avoir envie de grain neuf l'envoya en congé avec pour ordre de revenir avec un manuscrit propre et moins de cernes sous ses yeux.

◼ CROYEZ-VOUS AUX RUMEURS QUI DISENT CE LIEU MAUDIT, HANTÉ En fait, il l’espère, qu'une âme charitable lui souffle quelques idées, un renouveau surnaturel. C'est comme attendre un miracle, la pluie au milieu du désert, il n'est pas inquiet, sa grand-mère maternelle se prenait pour une médium, encore que personne n'a jamais prouvé qu'elle ne l'était pas. Après tout, il est déjà au bout du rouleau, un tour de plus ou de moins ne l'effraie pas, ça ne le dérangerait pas, fou il l'est presque déjà.

◼ COMMENT VIVEZ-VOUS LA PERTE DE VOTRE PREMIER SOUVENIR Il a du mal à réaliser que ce T. contracte son nom de famille, il sait bien que quelque chose y était rattaché, mais il ne sait plus exactement ce qu'il y avait derrière, pour un auteur, perdre son nom n'est pas chose aisée. Jerry se demande si en fait il ne l'oublie pas pour oublier sa naïveté d’antan qui lui a valu aujourd’hui d'être prisonnier de son succès. Il se demande s'il ne deviendrait pas fou à lier en fait, aliéné du plus bel effet et dieux seuls savent que ça ne l'étonnerait même pas.

◼ rolly, 23 balais, café & clopes, voyageur des top-sites.
◼ vous êtes beaux, frais et j'adore l'artiste emprunté ♥
◼ vous savez, j'adore les jeux vidéos et le café, vraiment.
◼ feat. Headauror!Potter ▬ blvnk
◼ vous êtes beaux, vraiment, je vous aimes.
© rolly


Dernière édition par Jerry T. le Dim 25 Juin - 23:02, édité 4 fois
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humain
MEMO : (to do : mourir)
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MessageSujet: Re: don't be so hard on yourself ◼ Jerry   Sam 24 Juin - 17:43

bienvenue bg kermit
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fantôme
DOUBLE COMPTE : Irza.
MEMO : Dans le noir, deux phares éclairés d’une soif de sang.. Dans le noir, dans le vrombissement des machines encore éveillées…
MESSAGES : 152



MessageSujet: Re: don't be so hard on yourself ◼ Jerry   Dim 25 Juin - 14:06

Mais qui est cet homme wow
Déjà on accepte plus les gens qui savent bien coder là arrêtez-vous tous rage
Ensuite bienvenue avec du retard et bonne continuation pour la suite de ce bb qui a l'air bien partit wow
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humain
MEMO : ❝ La Remington c'est une machine à écrire et son nom c'est Bertille, c'est important. Le nounours c'est Worthington et ça aussi c'est important... Où sont mes lunettes ?... ❞
MESSAGES : 4



MessageSujet: Re: don't be so hard on yourself ◼ Jerry   Dim 25 Juin - 18:30

*shy*

Helloooo ♥

Pardon, je coderais plus ! ;_; je savais pas !
Merci, vous êtes des amours,

j'en profite, j'ai fini, j'ai chié de la merde, j’attends le verdict ♥

fire

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fantôme
DOUBLE COMPTE : Irza.
MEMO : Dans le noir, deux phares éclairés d’une soif de sang.. Dans le noir, dans le vrombissement des machines encore éveillées…
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MessageSujet: Re: don't be so hard on yourself ◼ Jerry   Lun 26 Juin - 16:26

validation
────────────────────────────────────────────────────────────────── bon séjour

Cet homme est doux sparkle ! Et en fait à partir de là je trouve que j'ai résumé tout ce que je pensais de Jerry.
J'aime beaucoup ta façon d'écrire aussi - ça faisait longtemps que je n'avais pas autant admiré un texte à la première personne (parce que je suis super picky bjr) ! Je lui souhaite de ne pas trop oublier tout trop vite parce que ça va me rendre triste de voir ce petit chéri oublier tout ça...




Après avoir déposé vos bagages voici ce que vous pourrez faire :
- vous faire prendre en photo
- prendre une chambre
- visiter les chambres voisines
- demander le numéro d'un ami
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MessageSujet: Re: don't be so hard on yourself ◼ Jerry   

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don't be so hard on yourself ◼ Jerry

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