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 l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)

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humain
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MessageSujet: l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)   Sam 27 Mai - 14:55


Aronce

NOM & PRÉNOM ; paul aurélien granger
SURNOM ; aronce
ÂGE ; vingt-cinq ans
SEXE ; masculin
OCCUPATION ; se retrouve le plus souvent à lire des livres dans des coins reculés ou à la bibliothèque, sinon il passe son temps à regarder dehors par les fenêtres, voire à s'aventurer dans le jardin ou sur la plage pour fixer la nature et l'horizon

TAILLE ; un mètre quatre-vingts
CORPULENCE ; cinquante-trois kilogrammes
CHEVEUX ; noirs
YEUX ; bleus
DIVERS ; est toujours dans la tenue de son mariage



■ caractère & anecdotes
ses pensées forment des nuages entiers de rêves et d'idéaux. aronce est un idéaliste qui voit la vie en bleu, enfin, la voyait, car tout maintenant n'est plus que ruines. un ouragan s'abattit sur lui et tout fut détruit comme si le monde dût être recommencé. il n'y a plus cette flamme si caractéristique, si belle mais si brutale, qui hurlait en lui autrefois. lui qui se sentait furieusement et si magnifiquement vivre voit aujourd'hui les jours passer comme des grains de sable qui tombent lentement dans un sablier. il lit pourtant, il regarde pourtant, mais plus grand chose ne retient son attention ; il n'est plus autant transporté dans ces mondes littéraires où il était tant vivant. il arrive quand même à éprouver parfois de la joie, mais c'est comme un rayon de soleil à travers les nuages : elle disparaît bien vite. il tente de se réapproprier les plaisirs de sa vie, mange des choses bonnes, lit, fait des promenades. il faut tenter de vivre car un vent se lève mais ce vent est encore trop vague et il n'est pas totalement ballotté par les vagues de cette vie morne et fade sans l'amour de sa vie, sans les étoiles qu'il voyait à travers ses yeux d'enfants qui ont vu la vie passer trop vite sans vraiment en profiter jusqu'à l'horizon. aronce se bat finalement avec la vie elle-même, il tente de résister, de remonter hors de cet abysse qui le prend dans ses bras et qui ne le lâche plus, mais c'est encore trop compliqué. bien loin pourtant l'idée de devenir un type dépressif incapable de faire les choses normalement, mais il se rêve encore comme un être libre, avec une vie propre, libéré de toutes les contraintes et de toutes les chaînes qui le retiennent encore.


    Nous marchons sans savoir pourquoi dans ce jardin bleui
    Froissant les roses cherchant nos mots dans l'eau d'oubli
    Les enfants meurent et nous restons Le silence nous broie
    Le temps est d'une longueur infinie
    ▬ Alain Duault, Ce léger rien des choses qui ont fui.


Qui aurait pu croire qu'il oublierait un jour son propre nom ? Paul Aurélien se dénoua de ses chaînes sans s'en rendre compte. Lui qui pourtant tenait plus que tout à tout ce qui faisait de lui ce qu'il était. On lui avait appris à bien respecter les règles, à suivre les ordres, à ne rien demander. Finalement, il ne vivait pas dans son enfance. Il se souvient des longues heures passées sur des bancs d'école, à écouter les autres lui parler, lui dire ce qu'il devait faire. Il voyait d'autres enfants dans la rue, jouant, parlant, mais lui était seul devant un piano et devait s'assurer de ne pas faire d'erreurs, car il risquait de pouvoir y passer la nuit.

Son père meurt lorsqu'il a dix ans, et alors il se sent vivre d'un seul coup. Il apparaît à ses yeux que le bonheur est là, qu'il n'a qu'à le prendre en tendant ses petites mains bleuies. Pourtant, il a beau ouvrir les portes, passer sa petite tête par les fenêtres ouvertes, les courants d'air ne l'emmènent pas ailleurs, quelque part où il serait heureux. C'est alors que sa mère lui tend les clés de la bibliothèque. Et alors que la porte s'ouvre s'ouvre aussi le paradis. Des étages et des étages de livres s'ouvrent à lui, et alors peut-il s'engouffrer dans le château d'Elseneur, vivre dans le Pays des Merveilles, avoir les mains libres et observer l'écume des jours, revenir au désert, peut-être devenir le premier homme, éviter enfin la peste et la nausée de sa vie pour prendre un bateau irréel et passer enfin dans un autre monde plus poétique et plus réel. Il découvre les lettres comme il se découvre et comme il découvre la vie. "En lisant, je me livre, je m'oublie ; je me compare ; je m'absorbe, je m'absous." Son existence se métamorphose pour devenir toujours plus grande et plus belle.

Mais il est jeune encore, et toute la vie est devant lui, dans un sens comme dans l'autre. Ses années d'enfants passent lentement, à l'abri de la nuit, toujours dans les jardins, il lit et voit la vie de ses propres yeux. Les vagues de la vie peuvent paraître l'enlever, le rouler, le faire descendre, il trouvera toujours le bonheur dans les livres d'une façon ou d'une autre. Rien ne compte plus que la vie, le bonheur. Même s'il souffre au collège, et que bien souvent il se retrouve seul. Les professeurs n'accordent de l'intérêt qu'à ses notes mais, heureusement, il a toujours un livre avec lui. Il s'éloigne de la morale catholique de sa famille en refusant d'allant à l'église lorsqu'il a seize ans, et ses grands-parents refusent de lui parler depuis. Il a toujours la bibliothèque à côté de sa chambre, dans son cœur. Qu'importe ce qu'il peut lui arriver.

C'est dans sa dix-septième année qu'il la rencontre dans la bibliothèque du lycée. Il se rappelle l'avoir pris dans ses bras et l'avoir embrassé alors qu'ils parlaient philosophie, sans attendre, et que là son destin fut scellé. Elle a de longs cheveux blonds ondulants, caressés sans cesse par un vent chaleureux qui la sublime de toutes les façons. Ses yeux d'or dévorent son regard et ses rêves qui se réveillent en lui. Une flamme s'allume et il se sent soudainement réellement vivre. Elle lui prend la main et l'emmène dans les rues, dans les musées, dans les bouquineries et les friperies, ils rient ensemble, ils courent ensemble, ils s'envolent ensemble dans des contrées lointaines et idéales, ils vivent. Elle est d'une honnêteté incroyable pour lui qui a l'habitude de ne pas parler, de ne rien laisser paraître, et elle dissout le règne des apparences pour le mener sur les sentiers et les routes de la poésie. Les règles qu'il suivait toujours semblaient s'abolir alors et il pouvait voir le soleil sans se brûler les yeux car il était, elle était devant lui. Son sourire allumait des torches, des brasiers, il éclairait des lampadaires qui illuminaient la rue dénuée de lumière pour révéler des beautés et des étoiles.

Sa famille refuse de la voir alors même que chez elle il se sent réel. Elle n'est pas de leur monde, mais elle le fait trop vivre pour qu'il puisse ne plus la voir. Une plante a constamment besoin d'un soleil pour pouvoir vivre, et c'était en quelque la situation dans laquelle il se trouvait. Il ne serait jamais capable d'oublier cette étoile dans les nuages, si haut au-dessus de lui et pourtant si proche, si brillante qu'elle l'aveuglait presque. Alors il s'est énervé contre ces gens qui ne voulaient pas accepter cet amour, a vécu dans la rue, seul, avant qu'elle ne lui tende la main et qu'ils ne s'enfuient tous les deux chez elle. Ils ont vingt ans derrière eux. Ils habitent seuls dans ce petit appartement perdu dans Paris. Des fleurs éclosent abondamment dans ce lieu éloigné de tous les autres, dans cette vie au-delà de toutes les autres.

D'innombrables voyages jusqu'à l'autre bout du monde et plus loin encore peuplent alors la vie du couple, profitant de son argent pour voyager en Asie, en Afrique, en Amérique, dans tous les endroits qu'il est possible de voir. Il découvre d'autres façons de vivre, se cultive, se découvre avec la vie elle-même, la vie immédiate, il la découvre elle dans sa pureté immaculée. Le soleil éclaire sa route.

C'est pourtant les éclairs qui s'abattent sur sa vie lorsqu'ils ont vingt-quatre ans et qu'ils s'aiment encore passionnément, qu'ils vivent leur vie à fond. Un lourd soir d'orage, une nuit lourde comme la douleur humaine, ils se disputent pour un sujet banal, stupide, et il boit, beaucoup, beaucoup, et c'est d'ailleurs la seule fois où il boira autant de toute sa vie. Titubant dans les escaliers, il tombe, tombe, tombe encore, manque de mourir et il la perd presque. Il ne s'en sortira certes qu'avec des blessures légères, le pire est passé, mais ... il sentait bien qu'il risquait de ne plus jamais l'avoir à ses côtés si sa chute lui eût été fatale.

Ils décident alors de se marier, il lui tend la bague sur le bord de la Seine alors même qu'ils ne sont pas bien habillés, que ce n'était pas prévu, qu'il a encore ses blessures de l'accident. Mais il sentait qu'il fallait le faire maintenant. Que c'était là que sa vie devait le mener, que c'était dans ce chemin concret, dans cet engagement éternel qu'il trouverait le bonheur éternel.

Il n'aurait jamais dû.

Elle lui révéla sa maladie, sa faiblesse cardiaque, qui la rongeait depuis quelques années déjà, depuis qu'elle était tombée inconsciente une fois dans ses grands bras lors d'un voyage. Il ne lui resterait plus longtemps à vivre. Mais perdu dans les larmes et dans l'alcool, perdu de savoir que sa bien-aimée ne pourrait plus avoir son beau sourire le rendait fou de colère et de tristesse. Pourquoi ? Cette nuit-là, au lieu de rester avec elle, il s'aventure dans les rues sombres de Paris. Il manque déjà de tomber dans l'abysse, mais son beau sourire noyé de tristesse le fait revenir au dernier moment.

Des jours idylliques passent sans cesse et ils retrouvent tous deux dans l'oubli de l'effarant intérieur des ombres une joie sans pareil. Ils rêvent d'une maison, d'enfants, d'aventures. Ils rêvent de vivre, allongés sur le tapis du salon, regardant les étoiles qu'il a peint à son arrivée et qui sont partout dans la maison. Des étoiles dans les yeux comme dans leur cœur.

Sa famille, à l'annonce de son mariage, accepta finalement sa femme, non sans efforts de sa part. Tout allait bien se passer. Sa robe était somptueuse, il était si heureux, il pleurait. Ils danseraient. Ils s'embrasseraient une fois que son voile serait relevé. Ils riraient ensemble éternellement.

Dans son souvenir d'elle.

Car elle pâlit soudain, alors que tout était parfaitement ordonné, que les étoiles et les planètes et les rêves et les sourires étaient alignés pour la meilleure journée de sa vie. Elle toussa d'un coup, si fort que du sang sortit de sa bouche, elle tomba sur lui, colorant sa veste et son âme d'un rouge sombre et mortel qui ne s’effacerait jamais. Il la regardait, elle le regardait, puis plus rien.

Ses pas le menèrent à l'hôtel, au coin de la rue, comme si on l'eût attendu, comme si toute sa vie s'était passée de telle façon à ce qu'il pose ses pieds, après des jours passés sans boire ni manger, dans cet hôtel, pour qu'il puisse s'y reposer à tout jamais.

Comme Aronce, il est désespérément à la recherche de sa Clélie. Sauf qu'il ne la retrouvera jamais. Et toute une vie sans elle, ce sera une torture.

■ QUE FAISIEZ-VOUS AVANT DE POSER LE PIED À L'HÔTEL ;
professeur de lettres dans un lycée parisien, était plongé dans une réalité idyllique qui n'avait de réel que le nom ; il plongea dans un abysse de tristesse et ses pas le menèrent jusqu'à l'hôtel où, désabusé, il écrit son nom sur le registre.


■ CROYEZ-VOUS AUX RUMEURS QUI DISENT CE LIEU MAUDIT, HANTÉ ;
il n'y croit pas réellement, lui qui garde toujours les pieds sur terre pourtant quelque chose de curieux se dégage de ces rumeurs et il a envie d'en savoir plus, si bien qu'il souhaiterait que ces histoires de fantômes soient réelles.


■COMMENT VIVEZ-VOUS LA PERTE DE VOTRE PREMIER SOUVENIR ;
lui qui n'aimait pas son nom, même si cela le torture d'avoir oublié quelque chose d'aussi important, se sent libéré d'un poids qui pesait sur son âme.

Et sinon, ça va ?
PSEUDO ; titus/robyn
ÂGE ; dix-sept ans
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ; par partenariats !
REMARQUES ; ça faisait longtemps que je le regardais de loin et maintenant que j'ai passé mes concours blancs, je suis disponible à fond (vive la prépa) ♥ par contre, je suis interne et il nous reste un mois de cours donc je ne serais pas énormément disponible en semaine mais ça devrait bien se passer !
UN DERNIER MOT ;  do it
TON AVATAR ; chiba mamoru/prince endymion + sailor moon


Dernière édition par Aronce le Dim 28 Mai - 16:56, édité 5 fois
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fantôme
MESSAGES : 19



MessageSujet: Re: l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)   Sam 27 Mai - 15:46

Bienvenue !

Bon courage pour la suite de ta fiche, j'ai hâte d'en apprendre plus sur Aronce et son histoire, pourquoi toujours porter sa tenue de mariage... moustache (c'est un mystère pour Hercule Poirot)
J'aime beaucoup la façon dont tu as écrit son caractère pour l'instant et c'est amusant car j'ai l'impression que finalement l'hôtel et la perte de mémoire pourraient être une bénédiction pour lui...

Ah la prépa... Histoire d'amour entre elle et moi, on s'aime tellement que je viens de passer ma troisième année en sa compagnie ♥ !
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Invité

MessageSujet: Re: l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)   Sam 27 Mai - 16:08

team prépa ou on fait quoi ? ahah plus que les oraux vite vite

bienvenue à toi ! blush
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fantôme
DOUBLE COMPTE : Irza.
MEMO : Dans le noir, deux phares éclairés d’une soif de sang.. Dans le noir, dans le vrombissement des machines encore éveillées…
MESSAGES : 152



MessageSujet: Re: l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)   Sam 27 Mai - 17:36

Welcome fire
J'adore le pseudo et en plus de tout ça... L'avatar fire
Et pas de soucis pour la présence on est pas vraiment regardant sur ça hihi, courage pour tes restants de cours et la suite de ta fiche kiss !
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humain
MESSAGES : 5



MessageSujet: Re: l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)   Dim 28 Mai - 17:02

hiii mercii blush

emil > oui, c'est effectivement dans ce sens là que je suis allé ! /o/ je me suis dit que ça changerait un peu et que ce serait plutôt cool à jouer !
& empathie > AH faut absolument qu'on fasse ça ! team des gens qui souffrent et qui en sont heureux do it
lièvre > tant mieux alors, parce que j'ai beaucoup de mal à être suffisamment présent sur les forums orz

sinon j'ai fini ma fiche, j'espère que c'est pas trop romanesque et suffisamment réaliste pour que ça colle avec l'univers ! yey
juste, est-ce que mon perso peut avoir vécu avant 2017 ? (j'ai lu dans le contexte que l'hôtel se trouvait hors du temps et de l'espace) parce que si c'est possible, j'aimerais bien l'avoir fait vivre dans les années 50-60 avant qu'il arrive à l'hôtel pour que ce soit plus marrant
voilà voilà merci blush
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fantôme
MESSAGES : 96



MessageSujet: Re: l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)   Dim 28 Mai - 22:36

validation
────────────────────────────────────────────────────────────────── bon séjour
Salut ma petite ronce des bois sparkle ta fiche m'a rendue toute chose, et je me sentais presque de trop en lisant cette histoire d'amour entre Aronce et sa dulcinée like tt pour le coup c'est clair qu'un séjour à l'Hôtel lui fera pas de mal à ce pauvre bichon fab

Souhaitons-lui de retrouver le bonheur (pssst y a plein de gens qui kiffent la bibliothèque, y a moyen moi je dis gniehehe)

Sur ce, tu es validé ! (most appropriate gif ever)


Après avoir déposé vos bagages voici ce que vous pourrez faire :
- vous faire prendre en photo
- prendre une chambre
- visiter les chambres voisines
- demander le numéro d'un ami
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l'effarant intérieur des ombres ☽ aronce (FINI)

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